Les expériences "complémentaires"


Les ingénieurs de la bombe ont réalisé aussi ce qu’ils désignent sous le nom d’ « expériences complémentaires ». Ces expériences consistent à faire agir des explosifs chimiques sur de petites quantités de matières nucléaires, du plutonium notamment. Elles ont eu lieu en surface à Moruroa sur la zone dite « Arpège » à l’ouest de Denise.

Officiellement, selon le livre « La dimension radiologique des essais nucléaires », une « douzaine » de ces expériences ont été réalisées en 1970. Le plutonium pulvérisé par l’explosion a été dispersé sur le motu qu’il a fallu recouvrir de goudron. Par la suite, la zone a été bétonnée pour la construction d’installation de décontamination et de stockage de déchets radioactifs. Les débris de plutonium rassemblés à Arpège auraient été enfouis dans les puits de stockage de déchets radioactifs de haute activité PS1 et PS3 situés sous la zone Denise.

Comme ce fut le cas au Sahara, ces « expériences complémentaires » ont été très polluantes. Elles n’ont pas entraîné la mise en route de la réaction en chaîne nucléaire, mais la dispersion de fines particules de plutonium constitue de graves dangers en cas d’ingestion ou d’inhalation.

Par la suite d’autres expériences du même type ont été effectuées dans le blockhaus Meknès, construit en 1977 lui aussi sur la zone Denise. Deux expériences complémentaires « explosives » auraient été effectuées à l’intérieur de Meknès les 8 mars et 7 décembre 1978. C’est lors du nettoyage de la cuve intérieure de Meknès que se produisit, le 5 juillet 1979, l’accident qui fit deux morts et trois blessés graves (voir « Récits »).


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