La puissance des essais nucléaires


Tous ces « essais » nucléaires ont fait exploser des bombes, pour beaucoup bien plus puissantes que celles d’Hiroshima.

Le 1er mars 1954, les Américains firent exploser au-dessus de Bikini la bombe la plus puissante de tout le programme d’essais américains. L’essai thermonucléaire (bombe H) désigné sous le nom de « Bravo » a développé une énergie de 15 mégatonnes, soit mille fois celle de la bombe d’Hiroshima. Les retombées radioactives de l’essai « Bravo » affectèrent les populations des atolls voisins de Rongelap, Rongerik et Utirik qui n’avaient pas été déplacées.

La plus forte explosion thermonucléaire jamais réalisée est soviétique : il s’agit de la « Tsar Bomba » (Reine des bombes) qui fut tirée au dessus de la Nouvelle-Zemble le 30 octobre 1961. L’énergie dégagée fut de 57 Mt, soit 3800 fois celle de la bombe d’Hiroshima. L’objectif des soviétiques était d’atteindre les 100 Mt avec une « troisième étage » qui ne fut pas mis à feu.

Le matin du 24 août 1968, le CEP fit exploser la bombe Canopus au dessus de Fangataufa. Ce fut la bombe française la plus puissante. L’énergie développée par cette bombe fut colossale : 2, 6 mégatonne, soit 170 fois l’énergie de la bombe d’Hiroshima… ou plus que l’énergie totale développée par toutes les bombes conventionnelles de la deuxième guerre mondiale !

On prévoyait que les essais de 1968 provoqueraient d’importantes retombées sur les îles proches de Moruroa et de Fangataufa. A Mangareva, Totegegie, Reao, Pukarua ont construisit des « abris » où les habitants devaient aller au moment de certains tirs. Pour Tureia, malgré les blockhaus, le CEP a préféré évacuer la population à Tahiti.


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Où les Soviétiques ont-ils effectué leurs essais nucléaires ?



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